RENCONTRES DES CINEMAS D’EUROPE #J4 #J5

Bon plus la semaine avance, moins j’ai le temps d’aller faire un tour sur mon blog et de vous raconter ce qu’il se passe par chez nous. Mercredi c’était la journée enfants donc je n’ai vu que des films d’animations tchèques certes imaginatifs mais ennuyeux. Je passe mon tour sur cette journée donc.

Jeudi j’ai découvert enfin le film de Barbet Schroeder, La vierge des tueurs : à part le fait qu’il ne donne pas très envie d’aller passer ses vacances là-bas, le film est très réussi.
Fernando, écrivain homosuel désabusé revient dans sa ville natale de Medellin après 30 ans d’absence et y rencontre un jeune homme avec qui il se lie. Le jeune garçon ne quitte pas son berreta et fait depuis toujours partie d’un gang. La violence et les crimes ne l’effraient pas et autour de lui les balles pleuvent comme les mots dans la bouche de Fernando. Il tue comme il respire sans culpabilité aucune. Tout les oppose et pourtant les deux hommes vivent une relation forte qui fait oublier à l’un sa désinvolture et à l’autre l’univers de la rue. Mais la guerre des gangs les rattrape et Alexis tue ses prédateurs en deux roues à la chaîne. Fernando essaye en vain d’offrir à son jeune amant une alternative à cette violence. Tous deux écument les églises comme d’autres les bars, ce qui donne lieu à des répliques aussi désabusées qu’hilarantes. Et lors d’une scène de tuerie, alors qu’un cadavre s’explose sur le toit d’une voiture, une femme enceinte découvrant le cadavre se met à hurler. Fernando, impassible s’approche d’elle et lui demande ce qui l’effraye autant puis ajoute « mais on n’est pas en Suisse ici, on est en Colombie, il y a des morts tous les jours ». Si le film peint un pays corrompu à la violence impitoyable et laissant peu de place à l’espoir, il n’en demeure pas moins un film à l’humour grinçant qui pose un regard tendre sur la Colombie, pays où Barbet Schroeder a passé son enfance.

Le soir, le dernier film d’Aki Kaurismaki était présenté en avant première, Le Havre. L’histoire mise en scène avec tous les ingrédients kaurismakiens filmé dans des décors rétro ressemble à un conte. Un conte naïf, absurde mais aussi social si l’on en croit l’histoire de ce Marcel Marx venant à la rescousse d’une jeune garçon clandestin, contraint de se cacher pour échapper aux forces de l’ordre. Et pourtant le film ne décolle pas, finit même par ennuyer tout comme le jeu des acteurs au ton monocorde. A moins que ce soit moi qui ne crois plus trop aux contes de noël….

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