THE DESCENDANTS, un mélo ennuyeux et consensuel

L’histoire se situe à Hawaï où vivent Matt-George Clooney et sa famille. Sa femme vient d’avoir un accident et se retrouve dans le coma. Mais Matt a de l’espoir et promet à sa femme qu’il va changer, et même si cela fait des mois qu’ils ne se parlent plus, il va rattraper ces années perdues à se délaisser, à ne plus savoir s’aimer. Son désir de rédemption, de nouveau départ est vite effacé par le verdict du médecin : sa femme ne se réveillera plus.
Il se retrouve alors pour la première fois depuis des années seul avec ses deux filles. La plus jeune bien sûr se fait remarquer par ses bêtises à l’école et la grande de 17 ans refuse de lui parler. Et comme dans tout bon mélo, il faut un adultère, Matt apprend par sa fille que sa femme avait une relation avec un homme, relation que le mari absent et aveugle qu’il était, n’avait évidemment pas vu venir.

Tous les clichés de la famille sont ici réunis pour raconter comment la mort désormais imminente de la mère va leur permettre de se rapprocher, de communiquer à nouveau et de dépasser ensemble cette épreuve. Tous les quatre (le quatrième est un ami d’Alex dont on se demande s’il est retardé ou juste défoncé du matin au soir, le débile du quota en somme) s’envolent vers une autre ile de l’archipel, là où ses ancêtres possédaient de magnifiques terres, pour partir à la rencontre de cet amant mystérieux qui rendait la mère heureuse. Et là tout y est : la confrontation du mari et de l’amant (avec la question la plus stupide :« tu as été dans ma chambre ? »), la femme de l’amant qui vient au chevet de la maitresse mourante de son mari, le refus final de vendre les terres ancestrales à cause du sang hawaïen qui coule dans ses veines, la fille ainée qui se met à défendre son père, le débile du quota dont on découvre enfin l’histoire, la plus jeune qui accepte enfin d’être une fille …

Pourtant malgré toutes ces grosses ficelles, nous ne sommes jamais dans un vrai bon mélodrame, juste un entre-deux tiédasse dont il ne reste pas grand chose si ce n’est George Clooney plus poivre et sel que jamais en train de courir avec maladresse, pas comme une star de cinéma, non, plutôt comme votre voisin de palier qui essaierait de rattraper la concierge. Et c’est là qu’on se dit qu’il est fort George ! Il a la classe mais sait jouer le mec normal qui regarde dans le vide en semblant réfléchir à sa vie. Et il vieillit tellement bien qu’on a vraiment du mal à croire que sa femme ait même songé à le quitter pour Brian Speer et son sourire d’agent immobilier aussi véreux qu’insipide.

Mais qu’est donc allé faire George dans ce gros pâté de sable ?

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