LES INFIDELES

On imagine très bien Jean Dujardin et Gilles Lellouche attablés à une terrasse de café en train de déconner sur le thème de l’infidélité et de donner naissance à leur film à sketches Les infidèles.
Pourquoi pas après tout ? Mis en scène par six réalisateurs différents, on aurait pu s’attendre à six portraits bien distincts de types infidèles. Il n’en est rien. On passe de l’obsédé qui a une bite en guise de cerveau au quarantenaire aisé qui s’affole devant une très jeune fille ou au cadre dynamique et lourdaud en mal d’affection (comprendre « sexe »). Et finalement ils se ressemblent tous, des types un peu tristes qui répondent à leur besoin de plaire comme d’autres répondent à leur envie de manger. Des sentimentaux refoulés et parfois pathétiques. Ou juste des homosexuels non avoués. On aurait aimé davantage de subtilité, d’originalité et d’audace (à part le dernier sketch qui assume jusqu’au bout la théorie de l’homosexualité refoulée), montrer autre chose que cette infidélité mensongère et inavouable, autre chose que ce portrait de types lâches. Et si l’infidélité ce n’était pas qu’affaire de morale ?

Le film, s’il est très inégal, sonne pourtant  juste quand il n’essaye pas de répondre aux raisons qui poussent un homme dans les bras d’une autre et préfère à ces réponses les silences éloquents des personnages interprétés par le duo.

Alors que reste-t-il de toute cette infidélité crasse et consensuelle ? Pas grand chose, si ce n’est qu’Alexandra Lamy a raison : son mari vieillit bien !

 

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