RENCONTRES FORTUITES

Samedi après midi, alors que je me rendais à l’Action Christine sans savoir ce qu’il se jouait, je me retrouvai face à une vieille dame attendant comme moi l’ouverture du rideau métallique. Je lui souris et elle commença à engager la conversation autour du choix des deux films. « C’est sûr Niagara c’est mieux, mais l’autre (Une cadillac en or massif de Richard Quine) ne passe jamais ». J’hésite un peu, je peux encore courir au Champo voir ce qu’ils projettent. « Je n’ai pas mon Pariscope sur moi mais venez voir celui-là, ça a l’air drôle et puis c’est avec Judy Holliday ». On continue de parler cinéma. L’ouvreuse arrive toujours apprêtée comme à son habitude et la vieille dame me propose de m’inviter, elle est arrivée à la fin de sa carte et a une place gratuite. Je suis gênée mais accepte l’invitation. A l’entendre, elle doit souvent arriver à la fin de sa carte.

Le film (très mauvaise copie) n’a d’intérêt que la candeur et le culot du personnage de Judy Holliday. Laura Partridge est une jeune actrice au chômage et se retrouve héritière d’une dizaine d’actions d’une grande entreprise. Elle se rend au conseil d’administration et va en troubler le bon déroulement en remettant en cause les salaires que les membres-escrocs s’octroient (tiens tiens…). Elle décide de défendre les petits actionnaires comme elle, ce qui évidemment ne réjouit pas le conseil qui se voit obligé pour la contenir de l’embaucher Le résultat est une comédie agréable mais aussi une pâle imitation des films de Capra et de Mc Carey.

A la sortie, je retrouve ma vieille dame et prolonge notre échange avec grand bonheur. J’aime ces rencontres fortuites mais je ne savais pas que j’allais en faire une autre juste après. En remontant vers la rue Monsieur le Prince, je m’arrêtai à la librairie Ciné reflet et tombai sur Miguel Gomes invité à l’occasion de la sortie d’un livre d’entretien avec Cyril Neyrat. Il m’a dédicacé le livre, enfin plus exactement la libraire est allée lui demander une dédicace pour moi, je n’osai en effet pas approcher le petit groupe de gens qui l’entourait même si j’aurai aimé lui dire combien Tabou m’avait plu

« J’adore ce que vous faites ! ». Je n’ai jamais été très douée pour aller féliciter les gens dont j’admire le travail, comme si c’était un peu vain et inutile. Mais je dois avouer être heureuse d’avoir mon livre signé !

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