ANNECY 2018 : BILAN DE CETTE 42E EDITION

Cette 42e édition du plus grand Festival d’animation du monde s’est clôturée en beauté hier soir salle Bonlieu avec la remise des cristal en plusieurs mouvements. Bilan de cette édition et du palmarès 2018.

Pour ceux comme moi qui n’ont jamais mis les pieds au Festival d’Annecy, certaines coutumes sont à acquérir comme le lancer d’avions en papier à chaque séance accompagnées d’applaudissements à ceux qui parviennent à atteindre la scène ou les cris du public à chaque teaser du Festival (« LAPIN ! »). Hier soir, la salle Bonlieu a vécu deux heures de show pour la remise des prix dont on avoue humblement qu’on n’a pas tout compris tellement ils sont nombreux. Il y a les films de television, les films de commande, les films de fin d’études (bien prometteurs à en croire l’extrait du film gagnant Hybrids), les prix des différents jurys…  Bref, voici l’essentiel du palmarès des films primés hier soir :

CATEGORIE LONGS METRAGES :

Cristal du long métrage : FUNAN de Denis Bo
Prix du Jury ET prix du public : PARVANA UNE ENFANCE EN AFGHANISTAN Mention du jury : La casa Lobo de Cristóbal León et Joaquín Cociña

CATEGORIE COURTS METRAGES:

Cristal du court métrage : Bloeistraat 11 de Nienke Deutz
Prix du jury ET prix du public : Week ends de Trevor Jimenez
Mention du jury : Cyclistes de Veljko Popovic
Prix « Jean-Luc Xiberras » de la première œuvre :  Egg de Martina Scarpelli

Malgré la richesse, la diversité et la grande qualité des oeuvres présentées, personne ne fut bien étonné des prix décernés à PARVANA et FUNAN. Le premier est une merveille d’intelligence et prouve comme le dit son producteur en récupérant le prix qu’un récit tragique peut aussi rencontrer un large public. Quant au second, on se ravit de constater ici aussi qu’un grand film c’est avant tout une grande histoire, réelle ou pas, triste ou gaie. Celle là est bel et bien tragiquement réelle puisqu’il s’agit du récit d’une mère en quête de son enfant en pleine révolution des Khmers rouges. Denis Do, très ému en venant récupérer son cristal, a rendu hommage aux artistes cambodgiens qui ont travaillé sur ce film à ses côtés et dont on imagine l’émotion qu’ils ont ensemble partagé autour de ce récit sur ce génocide.

La soirée a été entrecoupée de petits cadeaux filmiques (décidément à Annecy l’animation ne s’arrête jamais !) dont un court métrage Dreamworks réjouissant et un autre court très drôle sur le thème de la différence. Patrick Eveno directeur de CITIA pour la dernière année a même eu le droit à un bel hommage de ses collègues et même à un karaoké géant ! Il passe le relaivant de passer le relai l’an prochain à Mickaël Marin.

La présentation en images de cette édition en préambule de la cérémonie nous a rappelés légèrement frustrée en nous rappelant tout ce quo’n a manqué : Annecy est un festival accueillant, bouillonnant, riche de rencontres, d’évènements et bien sûr dun panorama unique au monde sur le cinéma d’animation. Ajoutez à cela un public d’amoureux du genre joliment indiscipliné et vous aurez « le plus beau des festivaux » !

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