CINE COMEDIES, le premier festival du « rire ensemble »

Belle initiative que cette première édition du festival CinéComédies consacré à la comédie au cinéma sous toutes ses formes ! Au programme des ces 3 jours, une rétrospective Pierre Richard, une rétrospective des Grands auteurs, scénaristes et dialoguistes de comédies à la française, une sélection de courts métrages au féminin, et des projections plein air dans la ville. Et pic du festival, un concert donné au Nouveau Siècle samedi soir, entièrement dédié au plus célèbre des grands blonds. De quoi réjouir nos zygomatiques en ce début d’automne !

Après l’ouverture jeudi soir du Festival avec l’avant-première du film de Pascal Thomas A Cause des filles et des garçons !?, une autre belle soirée nous attendait vendredi soir à l’UGC : Les aventures de Rabbi Jacob dans une très belle copie restaurée 4K, et surtout pour la première fois sur grand écran pour la plupart des gens dans la salle.

Silence Rabbi Jacob, il va danser !

On ne présente plus ce succès international de Gérard Oury avec Louis de Funès et Henry Guybet, présent pour l’occasion accompagné de Danièle Thompson, la fille du cinéaste disparu et co-scénariste. Et histoire de se mettre en appétit, un flashmob s’est déroulé place des Beaux Arts en présence d’Ilan Zaoui, le chorégraphe de Rabbi Jacob à découvrir ici.

Le public était au rendez-vous pour cette soirée culte et l’euphorie est montée en puissance pendant que les gens prenaient place dans la salle au rythme de la musique de Vladimir Cosma. Henri-Salomon-Guybet a été accueilli sous un tonnerre d’applaudissements et après quelques mots en guise d’introduction, on a enfin eu la joie de découvrir le générique et les premiers plans du film sur New York. Des années après, Rabbi Jacob ou l’histoire invraisemblable d’un bourgeois raciste contraint de prendre l’idendité d’un rabbin new yorkais, fait toujours autant sourire. Il faut dire que les dialogues cultes y sont pour beaucoup. Le film était d’ailleurs présenté dans le cadre d’une rétrospective consacré aux grands scénaristes-dialoguistes français.

Faisons un rêve de Sacha Guitry

C’est toujours dans le cadre de cette rétrospective consacrés aux grands auteurs, qu’on a pu revoir samedi le formidable Faisons un rêve de Sacha Guitry. Ecrit par Guitry en 1916 et adapté au cinéma par le même Guitry en 1936, le film n’a non seulement pas pris une ride, mais compte parmi les meilleurs dialogues de l’auteur qui s’offre le rôle de l’amant et un monologue absolument jubilatoire.

Faisons un rêve raconte l’histoire d’un mari (Raimu) qui venant de découcher et tromper sa femme, se tourne sans le savoir vers l’amant de sa femme pour qu’il lui vienne en aide. La situation cocasse est pimentée par des dialogues d’une modernité étonnante aussi hilarants que virtuoses. Sacha Guitry est absolument irrésistible dans ce rôle d’homme à femmes plein d’esprit, d’élégance et de légèreté. Le film démarre sur un prologue non moins réjouissant où une fête est donnée chez la femme (Jacqueline Delubac, troisième épouse de Guitry) et où l’on peut voir défiler Arletty, Michel Simon et Claude Dauphin sur le son de musique tzigane.

La grande soirée Pierre Richard

Samedi soir, après une petite pause en terrasse pour profiter du soleil, direction Le Nouveau Siècle pour la grande soirée consacrée à Pierre Richard autour d’un ensemble musical dirigé par le compositeur Jean-Michel Bernard. Pierre Richard est apparu sur scène ovationné par le public suite à la présentation faite par Stéphane Lerouge, spécialiste incontournable des musiques de films. Après un best of de 9 minutes retraçant la filmographie du Grand blond, les musiciens ont pris place et le concert a démarré sur les musiques de films de Chaplin et de Jacques Tati, cinéastes vénérés par l’invité d’honneur. Puis ce fut au tour des musiques de Vladimir Cosma et Philippe Sarde, compositeurs célèbres des grandes comédies qu’il a interprétées, avant l’arrivée surprise de Michel Fugain sur scène, en plein forme pour nous chanter Je sais rien mais je dirai tout. Le duo Abel et Gordon (réalisateurs de Paris pieds nus sorti en 2017 avec Pierre Richard et Emmanuelle Riva dans son dernier rôle) est également monté sur scène déguisé en lama pour une danse à leur image, poétique et burlesque. Et bien sûr, le morceau qu’on n’arrête plus de siffler depuis et que tout le monde attendait, a clôturé ce beau concert, le célèbre thème du film d’Yves Robert  Le grand blond avec une chaussure noire composé par Vladimir Cosma et interprété par Olivier Defays qui a troqué son saxophone pour la flûte traversière.

Ces trois jours ont permis au public de revisiter les grands classiques de la comédie française ainsi que la filmographie de Pierre Richard, mais également de découvrir des courts métrages réalisés par des femmes dans le cadre de la sélection La comédie au féminin. Dimanche après midi, on a pu ainsi assister à la projection de trois courts métrages à la Gare Saint Sauveur dont le poétique Le malheur des autres de la comédienne Barbara Shultz avec Jackie Berroyer. Le film sans aucun dialogue met en scène un homme qui traine son ennui près des cimetières et trouve un nouveau sens à sa vie en réconfortant les personnes en deuil.

Une première édition prometteuse donc et qui on l’espère continuera, ne serait-ce que pour redécouvrir les grands classiques du genre et voir le public rire ensemble.

 

 

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