MAD ABOUT CARY GRANT

« Everyone wants to be Cary Grant. Even I want to be Cary Grant »

Dimanche c’était l’anniversaire de Cary Grant, du coup j’ai eu envie de faire un petit montage pour me donner une nouvelle occasion de revoir des morceaux choisis de sa filmographie. J’aime bien bricoler des vidéos comme d’autres aiment tricoter, assembler, dessiner, réparer.

Je me demande parfois pourquoi j’aime autant Cary Grant. J’ai essayé d’y répondre en 24 phrases à travers douze de ses films mais j’aurai pu trouver de nombreuses autres raisons et d’encore plus nombreux autres extraits. C’est le seul acteur qui me donne l’impression contradictoire de le voir pour la première fois à chaque apparition et de le reconnaitre immédiatement. Il incarne à lui tout seul la magie du cinéma. Rien que ça !

SONATE D’AUTOMNE

L’autre jour j’ai revu le très beau Sonate d’automne d’Ingmar Bergman. Violent et cathartique.

Eva (Liv Ullmann) n’a pas revu sa mère, pianiste virtuose et célèbre interprétée par Ingrid Bergman, depuis 7 ans. Elle vit avec son pasteur de mari Victor dans le presbytère de la paroisse. Très vite, les retrouvailles prennent un goût amer, celui des reproches. Les masques tombent lorsque la mère, Charlotte découvre que Eva a recueilli sa sœur handicapée chez elle. Elle n’était pas prête à revoir sa deuxième fille et se confronter à l’époque où elle avait préféré la placer dans un institut. L’admiration d’Eva pour Charlotte s’est transformée en haine et Eva crie sa colère, sa souffrance et accuse sa mère d’en être responsable. La maison devient le théâtre de ce dialogue et la mise en scène incarne les sentiments des deux femmes par un jeu de distance sans cesse interrogé par des gros plans bouleversants. L’amour semble s’évanouir pour mieux réapparaitre et nous remuer.  Magnifiquement dérangeant.