HIGH NOON

Il n’y a bien qu’à Paris qu’on peut aller voir High noon un lundi après midi dans une salle comble ! J’ai bien failli aller revoir The set up de Robert Wise mais j’ai finalement opté pour ce western qui ressemble davantage à une fable qu’à un western classique,  mais auquel personnellement je  trouve beaucoup de charme. Et si certains cinéphiles s’accordent à dire qu’il n’a pas grand chose à voir avec le genre, cela ne lui enlève en rien son statut de film incontournable.

Will Kane (Gary Cooper) shérif d’une petite ville, vient à peine de se marier (avec Grace Kelly dans un de ses premiers grands rôles) qu’il apprend le retour imminent de l’homme même qu’il avait condamné. Ce dernier, Franck Miller, revient pour se venger de Kane avec l’aide de ses trois complices. Au lieu de fuir avec sa nouvelle épouse, Kane décide d’affronter son ennemi et il lui reste une heure avant l’arrivée du train pour rassembler des hommes autour de lui. Le village semble tout d’un coup bien désert. Entre lâcheté, peur, et trahison, chacun se dérobe et Kane se retrouve seul à affronter les quatre hommes.

Le film tourné en temps réel est rythmé par la cadence de la ballade interprétée par Tex Ritter et qui rappelle le roulement du train en marche. Dans cette triple unité théâtrale et dramatique, peu d’actions sont visibles, et en cela Gary Cooper est l’acteur idéal pour interpréter Kane avec le jeu minimaliste qui le définit. Gary Cooper n’a pas besoin de surjouer ni d’être un héros, il peut avouer avoir peur, il reste Gary Kane Cooper, l’homme loyal et intègre qui ne fuit pas ses responsabilités et défend son honneur comme son sens de la justice (à lire à ce sujet l’excellent Politique des acteurs de Luc Moullet). Kane est prêt à mourir et à voir la femme qu’il aime partir sans lui.

C’est bien sur ce thème que le film ressemble à une fable avec en guise de morale, « ne te fuis pas toi même » ou « ton intégrité paiera ». Quand Kane se rend auprès de son ami et ancien shérif, ce dernier lui avoue que les hommes « just don’t care ». Ce qui est malheureusement aussi vrai qu’universel. Dans une mise en scène sobre, Zinneman  peint des sentiments humains très contrastés et montre combien le mal est contagieux mais pas victorieux.

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